

On nous présente comme des victimes du dérèglement climatique. Nous sommes aussi celles qui plantons, qui organisons, qui exigeons des comptes. Une jeune génération de femmes est-africaines refuse d'être reléguée au rôle de figurante.
Grace Wanjiru

Cette édition est plus personnelle que d'habitude. Sur nos beats — le travail des femmes, la jeunesse — j'ai passé la semaine à écouter au lieu d'interviewer. Voici ce que ce simple déplacement a changé.
Aminata Diallo

Elles brassent des millions de cedis chaque jour, financent le commerce d'Accra et emploient des quartiers entiers. Pourtant, les reines de Makola restent invisibles aux yeux du système bancaire. Portrait d'une puissance économique ignorée.
Kwame Mensah

Tribune. On célèbre les rares filles qui percent en maths comme des exceptions. Mais tant qu'on parlera de dons plutôt que de conditions, on continuera de perdre les autres en route.
Awa Camara

On invite volontiers les autrices africaines sur les scènes pour incarner la diversité. Mais entre les projecteurs et l'édition réelle, un gouffre demeure. Coup de gueule sur une reconnaissance en trompe-l'œil.
Fatou Ndiaye

On célèbre chaque bachelière comme un miracle. Cette admiration paternaliste dit surtout notre échec collectif : nous avons normalisé les obstacles au lieu de les démolir. Il est temps de changer de récit.
Aminata Diallo

On parle des Lionnes quand elles gagnent, on les oublie le reste de l'année. Ayant suivi ces joueuses de près, je refuse le récit misérabiliste. Elles ne veulent pas qu'on les plaigne. Elles veulent qu'on les paie.
Aminata Diallo

Le divorce reste, pour beaucoup, une marque d'échec dont on rend la femme responsable. À Rufisque, des divorcées se rassemblent pour transformer le stigmate en solidarité et prouver qu'une vie recommence après le mariage.
Aminata Diallo
“La meilleure manière d'apprendre reste parfois de découvrir une idée que l'on n'attendait pas.”
An editorial selection so you never miss what matters.