
Quartier Médina, une génération de jeunes réinvente le griot avec un micro et un beat

Aminata Diallo
Société · Sénégal
Dans les home-studios bricolés de la Médina, une jeunesse crée un rap qui parle chômage, foi, ambition et exil. Loin des clichés, ces artistes se posent en héritiers d'une tradition ancienne : dire la société à voix haute.
Au fond d'une ruelle de la Médina, derrière une porte en tôle, il y a un studio. Enfin, ce qu'on appelle ici un studio : une chambre de trois mètres sur trois, un matelas contre le mur pour l'isolation, un ordinateur d'occasion, un micro protégé par une chaussette. C'est ici que Serigne, vingt-deux ans, enregistre ses morceaux entre deux coupures de courant. « Les gens croient que le rap, c'est de la provocation, du bruit, dit-il en ajustant son casque. Nous, on fait autre chose. On raconte le quartier. Ce qui va, ce qui ne va pas. Comme le faisaient les griots, mais avec nos outils à nous. » …
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Aminata Diallo

Léa Dubois-Kouassi
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Discussions
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Se connecter pour commenter- Karim Dubois19 septembre 2025
Un regard à la fois lucide et plein d’espoir.
- Fatou Ekra7 octobre 2025
On sent le travail d’enquête derrière chaque paragraphe.




