
Le charbon vert de la coquille : à Mombasa, on cuisine désormais avec des déchets de coco

Grace Wanjiru
Environnement · Kenya
Face à la déforestation et à la flambée du prix du charbon de bois, des ateliers de la côte kényane transforment coques de noix de coco et résidus agricoles en combustible propre. Une révolution discrète dans les cuisines.
Dans un hangar poussiéreux de la périphérie de Mombasa, des monticules de coques de noix de coco attendent d'être broyés. Ici, ce que les marchés jettent devient une ressource. Fatuma Said, qui dirige un atelier d'une douzaine d'ouvrières, plonge la main dans un tas de briquettes noires et compactes. « Ça, c'est notre charbon. Il ne vient d'aucun arbre coupé. » Le charbon de bois reste le combustible de cuisson dominant dans une grande partie de l'Afrique de l'Est urbaine. Sa production alimente une déforestation massive et, dans les foyers, la fumée qu'il dégage est une cause majeure de malad…
Version audio

Aminata Diallo

Léa Dubois-Kouassi
Contenu premium
Abonnez-vous pour lire la suite
Ce contenu est réservé aux abonnés. Rejoignez Palabre pour accéder à l'intégralité de l'article et soutenir son auteur.
Discussions
(13)Partagez votre point de vue et découvrez les réactions des lecteurs.
Connectez-vous pour rejoindre la discussion et commenter cet article.
Se connecter pour commenter- Zainab Mwangi20 novembre 2025
Enfin un regard qui sort des clichés sur le continent.
- Imane Otieno27 décembre 2025
Exactement le genre de contenu qui manquait.
À lire également

Nous, agriculteurs du plateau, ne sommes pas les coupables du climat que nous subissons
Tribune. On nous parle de sobriété et de reboisement pendant que nos récoltes brûlent. Il est temps que le débat climatique cesse de faire de nous des accusés plutôt que des victimes.
Par Yohannes Tesfaye
3 min


