
Tribune : Nous, filles de Nairobi, ne quitterons pas le débat climatique

Grace Wanjiru
Environnement · Kenya
On nous présente comme des victimes du dérèglement climatique. Nous sommes aussi celles qui plantons, qui organisons, qui exigeons des comptes. Une jeune génération de femmes est-africaines refuse d'être reléguée au rôle de figurante.
J'ai grandi dans un quartier de Nairobi où l'eau du robinet coulait un jour sur trois. Ma mère se levait à quatre heures pour remplir les bidons avant que la pression ne tombe. Je n'avais pas de mot pour ça, à l'époque. On appelait ça « la vie ». Aujourd'hui, on appelle ça la crise climatique, et l'on m'invite à des conférences pour en parler. Alors permettez-moi de parler franchement. Dans les grands rendez-vous internationaux sur le climat, les femmes africaines apparaissent surtout dans les photos : un visage souriant, un enfant sur le dos, un champ desséché en arrière-plan. On nous montre.…
Version audio

Aminata Diallo

Léa Dubois-Kouassi
Contenu premium
Abonnez-vous pour lire la suite
Ce contenu est réservé aux abonnés. Rejoignez Palabre pour accéder à l'intégralité de l'article et soutenir son auteur.
Discussions
(0)Partagez votre point de vue et découvrez les réactions des lecteurs.
Connectez-vous pour rejoindre la discussion et commenter cet article.
Se connecter pour commenterAucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.
À lire également

Le pari solaire des mini-réseaux : électrifier là où le poteau n'arrivera jamais
Pendant que les grandes villes se battent contre le dumsor, des villages entiers du nord s'éclairent grâce à des mini-réseaux solaires. Une révolution silencieuse qui pourrait redessiner la carte énergétique du continent.
Par Kwame Mensah
3 min


